KAZBA, de l’ombre à la lumière !

Alors qu’un nouveau titre ne devrait pas tarder à atterrir sur les plateformes, nous sommes parti à la rencontre de Kazba. Entre le Canada et l’Algérie, ce jeune artiste ne demande qu’une chose, passer de l’ombre à la lumière et marquer la musique de son empreinte!

Interview : La Rédaction
Photos : D.R.

iHH™ :  Pour commencer, qui est Kazba ? Quel est ton parcours?

Kazba : Kazba, c’est une identité avant d’être un blaze. Le nom vient de la Casbah d’Alger, le quartier de mes parents. Ils viennent d’un endroit où les histoires s’empilent et où la mémoire parle fort. Moi, j’ai grandi entre deux mondes, d’un côté l’Algérie et de l’autre le Canada, alors j’ai appris à faire des ponts. Et ma musique vient de là. Je me suis construit sur scène au fil des concerts. Montréal, Paris, Londres, L.A., Chicago, Alger. Des salles différentes, des accents différents,;mais toujours la même mission qui m’anime, celle d’être honnête. Car si t’es pas vrai, ça sonne faux. Récemment, je viens de sortir deux singles, « 4 saisons » et « Lila ». « Lila », le plus récent, représente clairement mon état d’esprit actuel : une musique plus assumée, toujours teintée de mélodie et full émotionnelle. Je raconte ce que je vis, pas ce qui ferait joli dans une bio.

iHH™ :  Comment est née ta passion pour la musique? Quelles en sont les racines musicales?

K: La musique, chez moi, elle était déjà là avant mon arrivée sur Terre. À la maison, ça jouait des sons qui avaient une âme. Le premier choc, c’est le chaâbi. El Hachemi Guerouabi, surtout. Mon père mettait ça fort.un peu de chanson française comme Aznavour… J’ai compris très tôt que la mélodie et le vécu étaient des armes pouvant toucher l’émotion en plein dans le mille. Après, le rap m’a attrapé par le maillot. Le rap français (Booba, IAM, Mafia K1Fry ), le rap américain aussi (2Pac, Bone Thugs ou Biggie). En fait, peu importe la langue, ce qui comptait, c’était la vérité dans la voix et une identité forte. J’ai toujours écouté des rappeurs qui racontent leur vie sans maquillage. C’est eux qui m’ont formé. Aujourd’hui, je mélange tout ça.  Je veux que ma musique parle directement au cœur et qu’elle garde les pieds sur le bitume.

iHH™ : Comment décrirais-tu ton univers artistique en quelques mots…ou en plus?

K: Ma musique, c’est la Méditerranée dans la mélodie et le rap dans l’attitude. C’est solaire, mais jamais naïf. Je raconte la vraie vie, sans filtre, sans détour, sans arrondir les angles. Juste les hauts et les bas, tels que je les vis. Je vois un peu mes projets comme des documentaires musicaux. Ça ne triche pas ! Comme sur les drapeaux africains, la couleur est partout. Et la mélodie occupe une place centrale. Enfin, le fil conducteur, c’est l’amour tout simplement. L’amour des miens, de mes racines et du chemin que je parcours jour après jour, nuit après nuit. Dans 4 Saisons, quand je dis « Être un bonhomme, mieux que les millions, papa tu avais raison », c’est exactement ça. Avec le temps, tu comprends que ce que t’apportent les proches compte plus que l’argent. Mon père avait raison. J’ai juste mis un peu plus de temps à l’entendre.

iHH™ : A ce jour, tu as sorti 2 clips, mais de quoi parlent principalement ta musique ? Que ce soit dans ces 2 sons comme dans ceux qui arrivent.

K: Je parle des hommes, je parle des femmes. Mon sujet de prédilection, c’est toi, c’est moi, c’est nous, les humains. Je chante le temps qui passe, les liens, les doutes, ce qu’on perd, ce qu’on garde. Dans « 4 saisons », je parle des cycles de la vie, des moments où tout bascule sans prévenir. Dans « Lila », c’est plus intime, quand tu enlèves le décor, il reste quoi, il reste qui. J’essaie de faire une musique dans laquelle les gens se reconnaissent. Je me souviendrais toute ma vie quand j’ai découvert l’album « L’école du micro d’argent ». Ça parlait d’une sacrée époque, mais ça parlait surtout de nous, d’une génération face au monde qui nous entoure. Et bien, tu vois, c’est ce sentiment-là que je cherche. En permanence.

iHH™ : Après ces 2 premières sorties, sur quoi travailles-tu actuellement ?

K: Je suis en pleine création. Beaucoup de morceaux, peu de concessions. Je prépare plusieurs singles dans la continuité, et un EP prévu pour début été 2026. L’idée, c’est pas d’empiler des titres, c’est de proposer une œuvre. J’ai testé ces sons en live aux US, au Canada, à Alger, à Paris. Ça te remet vite à ta place, et ça t’aide à trier. Sur une soixantaine de morceaux, j’en ai gardé huit ou neuf. Les plus mûrs. Ça parle, une fois de plus, d’amour. Avec mes racines en toile de fond et cette idée fixe de concentrer son énergie sur l’essentiel.

iHH™ : On t’a beaucoup vu à la CAN, tu envisages la musique comme le sport? Y vois-tu une sorte de compétition?

K: La musique, je la vois comme le sport. À la Coupe d’Afrique des Nations, j’ai ressenti exactement ça. Cette fierté de représenter quelque chose de plus grand que soi. La discipline quand les tentations rôdent. Le respect du maillot comme seule boussole. Quand j’ai croisé les joueurs algériens, j’ai reconnu la même énergie que quand je sors un son. Au fond, c’est un même combat car tu portes un écusson, tu fais partie d’une histoire. Et sur le terrain comme en musique, tout se joue dans les détails. Les dribbles de Riyad Mahrez ou de Anis Hadj Moussa, je les vois comme des flows imprévisibles. Tu sais jamais d’où ça vient, mais quand ça passe, c’est limpide. C’est de l’art en mouvement. La grinta, elle est la même aussi. Sur la pelouse ou au studio, quand ça bloque, quand l’inspi te lâche, t’as pas cinquante options. Tu t’accroches, tu t’arraches, et tu continues. Sans cet état d’esprit, autant rester sur le banc ou sur ton sofa. Les jours de concert, c’est des jours de match. Tu montes sur scène comme tu entres sur le terrain. Faut être prêt. Faut mouiller le maillot. Faut répondre présent. Faut être un lion, un fennec.

iHH™ : Quel message souhaites-tu transmettre à ton public ?

K: J’ai jamais choisi un camp, j’ai choisi d’être cohérent au plan de match que j’ai dessiné quand tout a commencé. Les cases rassurent les autres, moi je préfère avancer droit, quitte à recommencer certaines étapes. Sans racines, tu peux monter vite, mais tu tiens jamais longtemps. Je prends le temps, je construis, même quand ça (me) coûte. Si ma musique te donne la force d’assumer qui tu es, le reste m’importe peu.

iHH™ : Un mot pour ceux qui te découvrent ?

K: Qu’on me découvre morceau après morceau, sans rusher. Comme dit Kool Shen, « I make music for my peeps ». Si mes sons donnent de la force et de la chaleur aux miens comme aux inconnus, je suis exactement là où je dois être. Ma musique n’a pas de frontières, elle circule entre l’Afrique, le hip-hop d’aujourd’hui, le boom bap des 90s et la funk de James Brown ou de Kool & the Gang.

iHH™ : Que pouvons nous te souhaiter pour la suite?

K: Pour la suite, souhaitez-moi de rester aligné. Kazba

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