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iHH™ LIVE REPORT : Aya Nakamura à la Rockhal

Texte et photos : Maude JNVX

La nouvelle idole des jeunes filles, la chanteuse Aya Nakamura, se produisait le 25 mai dernier à la Rockhal au Luxembourg pour un show à guichet fermé.

On entend parler d’elle partout depuis des mois :Aya Nakamura est un vrai phénomène. La jeune femme, dont le surnom vient de la série Heroes et son personnage japonais Hiro Nakamura (qui a le pouvoir de se déplacer dans l’espace et le temps), est comme son homonyme : partout. Avec son r’n’b qui oscille entre trap et zouk, sa gouaille particulière et son florilège d’expressions argotiques, la chanteuse a su se distinguer des ses comparses.

Jeune femme de 24 ans, son premier album « Journal Intime », sorti en 2017, a vite été certifié disque d’or. Son deuxième album “Nakamura” la propulse au sommet des charts avec son titre « Djadja » (378 millions de vues). Le single l’emmène même par delà les frontières, avec des entrées en top au Pays Bas et au Mali.

Disque de platine depuis quelques mois, l’album « Nakamura » comporte de nombreux tubes comme « Copines » ou « Pookie ». Au vu de son succès grandissant, sa tournée était très attendue et s’organise assez logiquement autour de nombreuses dates sold out.

La jeune femme monte sur scène, sertie de 2 choristes, d’un clavier et d’une batterie. La scénographie est minimaliste, un grand écran projette des images qui habillent l’espace et les jeux de lumière viennent parfaire le décor. Vêtue d’une combinaison multicolore, la chanteuse fait danser son public pendant près d’une 1h30.

Avec une set list extrêmement concentrée sur son dernier album, Aya Nakamura revisite ses derniers tubes comme « La Dot », « Copines », ou le très trap « Pookie ». Dans la salle, le public connait les paroles sur le bout des doigts et chante en chœur. Qu’on aime ou qu’on aime pas, il faut reconnaître que la chanteuse sait faire bouger les salles. La musique est légère et entraînante, et nombreux sont ceux qui esquissent quelques pas de danse.

On retrouve également « Sucette », « Oula », « Comportement », et « Brisé ». A chaque morceau, le public semble connaitre chaque mot et chante à tue tête. Les portables levés fleurissent partout dans la salle à chaque début de morceau et la jeune femme est mitraillée par ses fans qui la filment et la photographient sous tous les angles.

Il faut dire qu’en reine du r’n’b 2.0, Aya Nakamura survole la mêlée. Un article du célèbre New York Times lui a même été consacré très récemment. Pourtant sur scène, la jeune femme parait étonnement timide et réservée face à un public (majoritairement féminin) extrêmement réceptif. Très souriante et agréable, elle n’hésite pas à communiquer avec ses fans, mais le fait sans fioritures ni manières. On adhère complètement à cette personnalité.

Le show se termine avec le très attendu « Djadja », hymne estival, girlpower pour certains, qui a fait décoller sa carrière. Le public est en feu et chante allègrement le refrain. Que l’on n’apprécie ou pas sa musique, sa performance scénique confirme qu’Aya n’est pas qu’une artiste studio. Cette tournée et ses nombreuses dates sold out sont une belle preuve qu’il est encore possible de changer la façon dont le succès des femmes est perçu en France, et ça, c’est une belle avancée.