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Exclu : le nouveau clip de LK de l’Hôtel Moscou

Rappeur exigeant, musicien inspiré, LK de l’Hôtel Moscou est de ces plumes rares qui ne sont pas encore parvenues à une large reconnaissance pourtant plus que méritée. Les fondus de rap décadent le savent depuis longtemps déjà, puisque voilà plus de dix piges qu’il officie dans les recoins d’un rap game volontiers complaisant et nombriliste.
Cette année encore, il a lâché un album remarquable qui aurait dû faire date. Ceux et celles qui se le sont pris pleine face ne s’en sont pas encore tout à fait remis. On dit d’ailleurs tout l’amour qu’on porte à ce remuant storytelling, “Xanadu”, dans notre dernier numéro dispo chez tous les bons dealers ou directement :

On a longuement rencontré ce lascar atypique juste avant de boucler notre dernière issue ; un fondu de hip-hop qui ne tiens pas en place, qui a longtemps vécu à San Francisco avant de poser son keuss dans le South London qui peuple ce clip tourné dans l’urgence par ses propres soins. Vraie connexion, à lire dans notre prochain numéro qui paraîtra à la rentrée des “classes”.

LK ne dort pas. Depuis la sortie trop confidentielle de “Xanadu”, il multiplie les collabs (notamment coprod’ de l’incroyable “Sitting Bull” de l’ami Sameer Ahmad). Il a récemment clippé un très Triple 6 “Vertigineux” sur une prod° Dungeon Trap du sombre Neuro R$kp. Et ce n’est pas sans fierté qu’on vous offre cette nouvelle tuerie sur une prod° du solide Kindred Beats, proche de l’équipe et beatmaker/ingé-son d’exception. La musique, ce sera toujours des rencontres, des ponts, des poignées de main, des moments de vie.

Kiffez donc ce “Camarade” comme il se doit, qui a le goût des pulsions d’insurrection qui se braillent quand monte le taux de psychotropes dans le sang, l’amertume qui gangrène chaque jour mais prend feu quand elle se partage, la révolte qui couve sous les cendres de l’ennui.

Nos fidèles lecteurs savent qu’on se tape en indé pour défendre la force subversive qui habite le rap, la parole des sans-voix, la colère des sans-pouvoir. Ce son est déjà l’hymne d’un été qui n’éteindra pas la détermination de ceux et celles qui refusent ce monde à l’envers. “Pour un soir on est camarades / Parce qu’on les déteste / Alors rejoins l’Hôtel…”

Pour DL le morceau c’est par là 

MaNu
(Black Mirror)